Notre lutte contre la précarité énergétique

Portrait de HAYAT et LAYLA, suite à leur transition en emploi durable chez un de nos partenaires.

Hayat et Layla étaient toutes les deux médiatrices en Economie d'Energie à LogisCité. Au moment de l'ouverture de deux postes de conseillère FAIRE -accueil & information au sein de l'un des partenaires de la structure - l'Agence Locale de l'Energie et du Climat MVE - elles ont candidaté et sont aujourd'hui conseillères à l'ALEC.

Comment étiez-vous arrivées en poste à LogisCité? 

Hayat : Moi, c'était par le biais du Pole Emploi, on a fait un entretien oral et écrit, puis un entretien d'embauche dans les bureaux avec Charles [Directeur de LogisCité]. C'était exactement le 27 mars 2019. 

Layla : Moi, j'étais une ancienne bénéficiaire, j'avais reçu 2 médiatrices en visite chez moi. Je m'étais inscrite au dispositif Ensemble pour l'Energie en ligne. Pendant la visite, elles ont vu que je connaissais déjà beaucoup d'éco-gestes et ont appris que j'étais en recherche d'emploi. Donc elles m'ont parlé du poste de médiatrice qui était ouvert, et j'avais envoyé un mail à Caroline [Coordinatrice]. C'était en janvier 2020, mais au final avec le confinement [mars 2020] on a arrêté de travailler juste après ma formation et je n'ai repris qu'en juin [2020].

Est-ce que le fait de postuler à l'ALEC était ce que vous cherchiez ou pas forcément ?

Hayat : Je voulais rester dans le même métier, lié à l'énergie, la précarité. Et puis il y a eu cette offre, j'ai postulé car je ne voulais pas quitter à 100% ce domaine. Comme ça, je reste toujours dans le conseil aux personnes.

Layla : C'était presque du hasard. J'avais vu passer en interne l'offre, qui ne m'avait pas attirée. Puis après réflexion j'ai fait la PMSMP [Période de Mise en Situation dans le Milieu Professionnel], et après je n'étais toujours pas sûre d'être intéressée par le poste. La PMSMP m'avait fait peur, c'était un peu trop technique pour moi. 

 

Layla, tu dis qu'après la PMSMP tu n'étais pas forcément partante, Hayat non plus d'ailleurs. Pouvez-vous nous dire comment cela s'est déroulé ?

Hayat : Oui nous avons eu une journée [pendant la PMSMP] avec un conseiller qui a eu des rendez-vous très techniques. On s'est dit qu'on ne serait pas à la hauteur pour répondre à l'offre.

Layla : Brigitte [Corinthios, directrice de l'ALEC MVE] nous a fait changer d'avis lors de l'entretien. Elle a levé tous les leviers et toutes les peurs que l'on pouvait avoir. On s'est dit que si elle nous faisait confiance alors il ne devait pas y avoir de raison, on devait avoir toutes les compétences nécessaires. On est là pour apprendre après tout.

Et effectivement, on est dans un milieu vraiment bienveillant, bien entouré. En fin de compte c'était vraiment une chance pour nous.

Hayat : Et en arrivant, les conseillers d'ici nous ont tous encouragés et motivés. Ils ont une très grande patience. Il n'y a pas de pression, si tu ne connais pas ils prennent le temps d'expliquer. On a eu de l'encouragement ici aussi.

Layla : Avec le recul ça aurait été très dommage de refuser ou de ne pas essayer. Heureusement qu'on nous a proposé. Là on se dit qu'on est parti pour évoluer ; maintenant je me vois avoir encore plus de tâches par la suite. En tout cas c'est très formateur.

Hayat : Au bout d'un mois en poste, on a déjà appris beaucoup de chose. On s'améliore chaque jour depuis le premier jour.

Si je vous demande de faire un bilan entre le moment où vous avez candidaté à LogisCité et aujourd'hui, ça donne quoi ?

Hayat : Depuis que j'ai mis les pieds à LogisCité, il y a beaucoup de choses qui ont changé dans ma vie, personnelle et professionnelle. Juste après mon congé maternité il y a eu le confinement [mars 2020]. Si il n'y avait pas eu le confinement je n'aurais probablement pas pu reprendre car je n'avais pas de moyen de garde. Grâce au confinement j'ai pu trouver un moyen de garde et revenir, et puis cette offre qui est arrivée. 

Layla : Moi j'en ai fait des contrats aidés, et ce qui était décevant c'est que ça n'a jamais débouché sur un emploi. Et là c'est la première fois que ça débouche sur un "vrai" emploi. Un emploi, standard, classique et non pas de l'insertion. Parce que l'insertion, je le savais : ce n'était qu'une passerelle, c'est provisoire. Mon objectif à l'époque c'était les premiers 6 mois d'être partie, j'ai passé des concours qui malheureusement n'ont rien donné ; et puis cette offre. Là j'espère que c'est enfin le bon. C'est super, on est bien ici.

Hayat : En effet, LogisCité c'était la première porte qui ouvre d'autres portes. Si on avait pas été là-bas, on ne serait pas là aujourd'hui.

Layla : Quand on est arrivé ici c'était un peu la panique aussi. on s'est dit "bon aller on a un mois d'essai, mais ils comptent un peu sur nous quand même". Il y a plein d'appels, plein de travail, donc on s'inquiétait au début. Puis je me suis dis : "allez t'es capable, t'es pas plus bête qu'une autre, il faut que ça marche". J'avais tendance à me sous-estimer, à ne pas me faire confiance et là on nous donne l'opportunité de nous former et on nous donne le temps, on ne nous met aucune pression. 

 

Interview réalisée le 10/02/2021

Hayat à gauche et Layla à droite

Extraits du portrait de Hayat et Layla

"J'ai postulé car je ne voulais pas quitter à 100% ce domaine [...] je reste toujours dans le conseil aux personnes"

Hayat

"On est dans un milieu vraiment bienveillant, bien entouré."

Layla

"LogisCité c'était la première porte qui ouvre d'autres portes"

Hayat

"Je me suis dis : "allez t'es capable, t'es pas plus bête qu'une autre, il faut que ça marche."

Layla