Notre lutte contre la précarité énergétique

Portrait de SYLVIE, au moment du départ de LogisCité, le bilan.

Sylvie a été médiatrice en Economie d'Energie pendant un an à LogisCité. Durant cette période elle a trouvé un emploi de médiatrice sociale grâce à un partenariat mis en place entre les deux structures. Au moment du départ : nous faisons le point sur son parcours à LogisCité. 

Peux-tu raconter ton parcours ? 

Mon parcours il démarre de loin, il est long. J'ai commencé au tout début, quand j'étais en province, je travaillais pour la ville j'étais guide pour les musées. Après ça je suis partie, je suis venue sur Paris, j'ai fais beaucoup d'intérim parce que j'étais un peu "sauvage". J'aimais bien ce système : je travaillais, je gagnais un peu d'argent et je partais en voyage. Après quand j'ai décidé de m'installer vraiment, j'ai trouvé un travail au théâtre et je suis resté 15 ans dans le même théâtre. J'ai commencé par m'occuper des réservations et après j'ai fait ouvreuse.
J'ai ensuite eu mes enfants, et j'ai décidé de les élever et ne plus travailler. Quand ils ont grandi j'ai voulu m'y remettre, retourner travailler sur le même type d'emploi, mais ça ne marchait plus : le théâtre, avec ses horaires et les enfants, ça ne marchait pas. Donc j'ai fait pas mal de remises à niveau : en informatique, en bureautique etc, pour me remettre à jour. Puis j'ai recommencé à bosser en intérim, des CDD dans diverses boites. Au bout d'un moment mes allocations Pôle Emploi se sont terminées, donc passage au RSA et là par le biais du PLIE [Plan Local pour l'Insertion et l'Emploi] j'ai découvert Croix-Rouge Insertion. Le PLIE m'a informé qu'un poste était ouvert à Logistique [Croix-Rouge Insertion - Logistique, structure basée à Pantin], j'ai postulé et l'ai eu ; puis quand un poste a ouvert à LogisCité j'ai voulu faire la bascule. J'ai fait un an à LogisCité et tout récemment j'ai pris un poste au PIMMS de Paris. Et ça grâce à LogisCité.

 

Pas que, tu t'es mobilisée, tu as passé des entretiens, tu ne penses pas avoir fait une grosse partie du travail pour y arriver ?

C'est sûr, j'étais motivée pour y aller. On sait bien quand on arrive ici que c'est pour 2 ans maximum, j'avais bien intégré que c'était un tremplin ici et qu'il fallait profiter de ces deux années pour passer à autre chose. Et moi j'ai pas de temps.

Ici ça m'a permis de voir ce qu'il se passait dans d'autres structures, j'ai pu faire un stage [une PMSMP, Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel] chez une Agence Locale de l'Energie, ça m'a aidé à me projeter dans la recherche et dans un emploi. 

 

Qu'est ce que tu tires de cette année à LogisCité?

Professionnellement, je retiens le relationnel au public que j'ai toujours beaucoup apprécié. Aussi, le fait de faire des déplacements régulièrement et de bouger : c'était bien d'avoir à la fois le contact avec la personne, et le côté administratif et bureautique. C'était une belle expérience.
Et niveau relationnel, il y a dans cette structure des personnes avec qui j'ai bien apprécié travailler. 

Qu'est ce qui t'a amené à postuler à ton poste actuel  - au PIMMS de Paris?

Comme on a dit, on sait que ce n'est pas définitif ici, car sinon je serai resté avec grand plaisir. C'était le contrat qui m'intéressait : avoir quelque chose de plus pérenne et que je puisse y rester. Là c'est un contrat de 3 ans qui peut être renouvelé.

Je trouvais ça aussi intéressant d'aller sur autre chose avec un lien vers le public. On a des usagers, on reçoit du monde, on les accompagne. A ce poste, on reçoit les gens et ils repartent avec quelque chose de concret entre les mains, ils savent qu'ils ont un rendez-vous qui est pris ou une démarche qui est avancée. On a cette satisfaction de voir un petit peu de bonheur chez les personnes quand ils partent.

 

Est-ce que tu as un mot pour conclure ton histoire avec LogisCité?

J'en aurais plusieurs je pense. Mon passage ici a été très bien. C'était une belle expérience car je ne connaissais pas du tout le domaine des économies d'énergie : on en parle tous mais on ne fait pas grand chose, maintenant je fais très attention. J'ai apprécié travailler avec l'encadrante, le directeur, l'accompagnante socio-professionnelle ; avec les collègues on s'est très bien entendus, on est plusieurs à être arrivés en même temps donc on s'est serré les coudes. 

Au final, Croix-Rouge Insertion ça a été un bon tremplin pour moi. 

Interview réalisée en novembre 2020

A gauche: Sylvie, désormais médiatrice sociale.
A droite : Caroline, coordinatrice

Extraits du portrait de Sylvie

"J'ai voulu m'y remettre, retourner travailler sur le même type d'emploi, mais ça ne marchait plus"

" J'avais bien intégré que c'était un tremplin ici et qu'il fallait en profiter pour passer à autre chose."

"J'ai pu faire une PMSMP [...], ça m'a aidé à me projeter dans la recherche et dans un emploi."

"Les économies d'énergie : on en parle tous mais on ne fait grand chose, maintenant je fais très attention."